Bonjour,
Diététicienne en libéral depuis 2005, j'effectuais toutes mes consultations par déplacements au domicile de mes patients.
Depuis avril 2007, je suis installée dans un Cabinet médical.
L'adresse :
Cabinet médical Aristide Briand
91 rue Aristide Briand
93220 GAGNY
Tél. : 01 43 81 03 01

(une secrétaire sympa vous répondra)


Venez et suivez-moi en silence. Nous arrivons devant le seuil d’une vitamine liposoluble qui prend son bain d’huile quotidien.
Allons faire sa connaissance !
Toc toc !
La vitamine A et la provitamine A
Cette vitamine provient de deux sources alimentaires :
D’origine animale : le rétinol estérifié ;
D’origine végétale : les provitamines A (béta-carotène).
La vitamine A1 : rétinol trans ou axérophtol
La vitamine A2 : déhydrorétinol
Les provitamines ou caroténoïdes qui sont transformées en vitamine A dans l’entérocyte (cellule de l’intestin grêle) grâce à une enzyme (carotène-dioxygénase). Ce sont :
Le béta-carotène qui va donner 2 vitamines A
L’alpha-carotène qui donne 1 vitamine A
Le gamma-carotène qui donne 1 vitamine A.
Les béta-carotènes sont donc des précurseurs du rétinol. Ce sont des vitamines liposolubles de couleur jaune-orangée très sensibles à la lumière et à l’oxydation, insolubles dans l’eau mais solubles dans le benzène, l’éther, le chloroforme.
Dans les aliments, les vitamines A sont estérifiées car elles portent une fonction alcool. La molécule de formule brute C20H300 est un diterpène (ce qui veut dire qu’elle contient seulement des atomes d’hydrogène, de carbone et d’oxygène) : elle possède 20 atomes de carbone et porte une fonction alcool (CH2OH).
Taux sériques normaux compris entre 80 et 300 UI/ml. Liée à une protéine et éliminée principalement par voie biliaire et par voie urinaire.
A cause de cette diversité de provenance, les quantités de vitamine A ne sont pas citées en grammes mais en équivalents rétinol (ER, RE) ou en Unités Internationales (UI).
1 ER = 1 µg ER (Equivalent Rétinol) est égal à 1 µg de rétinol ou 3,33 Unités Internationales ou 6 microgrammes de béta-carotène ou 12 microgrammes d’autres carotènes (provitamine A).
Pour le béta-carotène, on parle en terme d'équivalent rétinol car pour obtenir du rétinol à partir de béta-carotène, il doit y avoir une réaction chimique catalysée par une dioxygénase qui donne un rendement de 1/6 : on a donc un taux de conversion de 1/6 pour le béta-carotène, ce qui signifie qu’on obtient 1 gramme de rétinol à partir de 6 grammes de béta-carotène.
La physiologie
Grâce à des enzymes pancréatiques, elle est d’abord libérée de sa forme estérifiée dans le duodénum, puis absorbée dans l’intestin grêle grâce à la présence des sels biliaires et rejoint la circulation lymphatique dans les chylomicrons, puis passe dans la circulation sanguine avant d’arriver au foie.
La vitamine A est stockée à 90 % dans le foie et est transportée aux cellules dans les VLDL (Very Low Density Lipoproteins) (qui transportent aussi les triglycérides et le cholestérol et qui vont se transformer en low density lipoproteins (LDL) que tout le monde connaît comme étant le « bon cholestérol »).
Les principaux rôles
La vitamine A joue un rôle important dans les mécanismes de la vision : Elle se combine à différentes protéines du pourpre rétinien et participe ainsi à la formation de la rhodopsine, récepteur de la lumière pour la vision à faible intensité (vision crépusculaire).
Elle intervient dans le renouvellement cellulaire de la peau et des muqueuses en stimulant la division cellulaire des tissus épithéliaux ;
Elle a un rôle dans la formation de la kératine ;
Elle intervient dans la croissance osseuse et le développement embryonnaire ;
Elle a un rôle important sur la résistance de l’organisme aux infections ;
Elle a un rôle important dans la production des hormones stéroïdes et la progestérone ;
Elle intervient dans toutes les cellules riches en lipides ;
Elle a une fonction anti-oxydante et de nombreux autres rôles dans l’organisme.
Les carences
La carence en vitamine A est très fréquente dans les pays en voie de développement, si elle moins fréquente dans les pays industrialisés elle n’est pas totalement absente.
Les signes principaux de carences
Elles concernent principalement la vision : il y a diminution de l’acuité visuelle dans la pénombre (héméralopie), puis on observe une sécheresse conjonctivale et cornéenne, puis apparition de lésions de la conjonctive de l’œil puis de la cornée (xérophtalmie) qui vont aboutir à une opacification de la cornée et à une cécité irréversible.
La peau et les muqueuses se dessèchent, se desquament et peuvent s'atrophier ;
Le sujet contracte de nombreuses maladies ;
La croissance s'arrête chez l'enfant.
Les causes principales de carences
Un déficit dû à des apports insuffisants, et cela concerne surtout les enfants et les personnes âgées, mais également les femmes enceintes.
Les malabsorptions digestives : celles-ci s’observent lorsqu’il existe une maladie de l’appareil digestif dans son ensemble que ce soit au niveau du tube digestif ou des organes de productions des enzymes de la digestion comme le pancréas ou la vésicule biliaire.
Les excès
Il existe un risque d'hypervitaminose A iatrogène (due aux médicaments).
Les experts du Conseil supérieur d’hygiène publique de France ont fixé des limites de sécurité pour 10 vitamines et minéraux dont la vitamine A dont la limite est de 1 100 µg ou 3300 UI.
L’hypervitaminose apparaît quand les ANC sont dépassés de 20 à 50 fois.
La vitamine A est toxique à forte dose et peut être responsable d'intoxication aiguë ou chronique.
Donc, attention aux compléments multivitaminiques qui peuvent provoquer une intoxication.
Ces effets se traduisent par une perte d’appétit, une peau irritée et sèche, pertes de cheveux, des nausées et vomissements, un épaississement des os, hypertrophie du foie (un gros foie) et de la rate.
Un excès de vitamine A pendant la grossesse, induit des malformations chez le fœtus. Par mesure de prudence, il est recommandé tout de même de ne pas dépasser 1000 ER par jour chez la femme enceinte.
Besoins et apports conseillés en vitamine A
Il est conseillé qu'environ 60% de l'apports soit sous forme de caroténoïdes.
Nourrissons : 350
Enfants 1-3 ans : 400
Enfants 4-6 ans : 450
Enfants 7-9 ans : 500
Enfants 10-12 ans : 550
Adolescents 13-15 ans : 700
Adolescentes 13-15 ans : 600
Adolescents 16-19 ans et hommes adultes : 800
Adolescentes 16-19 ans et femmes adultes : 600
Femmes enceintes (3è trimestre) :700
Femmes allaitantes : 950
Personnes âgées : 800
Les sources de rétinol et de béta-carotène
Elles sont de trois types.
Les caroténoïdes utilisés comme additifs colorants (code E 100)
Afin de renforcer ou de conférer une coloration à un aliment, on ajoute des caroténoïdes sous les codes E 160 et E 161. Le code utilisé est fixé au niveau européen. Il se compose de la lettre "E" (pour Europe) suivie d'un numéro permettant d'identifier facilement la catégorie.
Sources animales (µg rétinol/100g)
25000 à 20000 : Huile de foie de morue, de flétan
15000 à 10000 : Foies d’animaux de boucherie (agneau, porc, veau, volaille, génisse)
10 000 à 1000 : Foies de poissons
800 à 700 : Beurre, thon rouge
500 à 200 : Poissons 1/2 gras
400 à 200 : Fromages selon la teneur en lipides du lait
250 à 200 : Œuf
50 : Lait
Sources végétales (provitamine (mg))
Béta-carotène : supérieur ou égal à 2 mg : carottes, épinard, navet, persil, cresson, mangue
0,3 mg < béta-carotène < 1 mg : asperges, chou, chicorée, melon, pois, tomate, mandarine, orange, abricot, pêche, brugnon, œuf, beurre, margarine, ….
0,02 mg < béta-carotène < 0,3 mg : aubergine, céleri, fraise, pamplemousse, poire, pomme, pomme de terre
Et maintenant, allons rendre visite à Madame Tocophérol !






Je vous ai fais découvrir les vitamines et maintenant, je vous propose de rendre visite à chacune d’entre-elles afin de faire plus ample connaissance.
Regardons tout d’abord dans le microscope ce que sont les vitamines liposolubles. N’ayez crainte de vous laisser glisser dans les lipides pour suivre leur chemin.
Allez Zoom sur ...
On les appelle liposolubles car elles sont solubles dans les lipides. Ce sont :
Rôles et sources principales des vitamines liposolubles
Vitamine A
Elle protège la vue et facilite la vision de nuit ; elle participe à l’entretien de la peau et aux défenses immunitaires ; on la trouve dans le foie, le jaune d’œuf, le lait entier, les légumes verts, les carottes.
Vitamine E
Elle protège nos cellules et joue un rôle important contre le vieillissement ; on la trouve dans le lait entier, le beurre, les œufs, les huiles et les margarines végétales.
Vitamine D
Elle fixe le calcium ; elle a la particularité d’être activée sous l’exposition au soleil ; on la trouve dans le foie, le jaune d’œuf, le beurre, les fromages gras, le lait entier, les poissons gras (hareng, maquereau, sardine, saumon). Les enfants en reçoivent sous forme de gouttes ; il y en a également dans le lait pour les nourrissons.
Sa carence entraîne le rachitisme.
Vitamine K
Elle est nécessaire à la coagulation du sang ; elle est fabriquée par les bactéries de l’intestin ; on la trouve dans le foie, les œufs, la viande, les légumes verts (brocolis, épinards, salade).
Et maintenant, allons les rencontrer une par une !


Les nutriments non énergétiques sont les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments et l’eau.
Je vais maintenant vous faire plonger dans un univers micrométrique, et pour cela, il vous faut un instrument capable de vous fondre dans l’infiniment petit : le microscope électronique à balayage. C’est un instrument qui utilise un faisceau très fin pour envoyer un flux d'électrons point par point sur une surface à étudier.
Les habitants y sont nombreux mais sont agréables et c’est avec le plus grand plaisir qu’ils vous ouvriront la porte de leur humble demeure.
Allez Zoom sur ...
Le rôle des vitamines et leur nécessité furent pressentis, en maintes occasions, il y a des siècles déjà, bien avant que des travaux scientifiques eussent permis d'identifier ces substances organiques ! Le béribéri, maladie mortelle qui se traduit par une grave atteinte du système nerveux, était déjà connu en Chine 2600 ans avant J.-C.
Dès le XVIIIème siècle, l'Ecossais James LIND avait démontré l'utilité du jus de citron ou d'orange pour prévenir la maladie du scorbut qui faisait des ravages chez les marins.
Un siècle après, on découvre l’importance notamment du son du riz dans l’alimentation. En 1910, le chimiste polonais Casimir FUNK étudia les causes du béri-béri et isola la vitamine B1 à partir de l’écorce du riz. Il donna en 1912 le nom de « vitamine » à cette « amine » indispensable à la vie.
C’est dire que finalement la découverte biochimique des vitamines n’est pas si ancienne que l’on pourrait le croire.
Aujourd'hui, nous connaissons 13 vitamines différentes et leur seul point commun est l'incapacité de nos cellules à les fabriquer.
Il existe 13 vitamines dont la structure chimique est très variable. On les classe en deux grandes familles de vitamines selon leur solubilité.
Les vitamines liposolubles : Elles sont solubles dans les lipides. Ce sont les provitamines A et les vitamines A, E, D et K .
Les vitamines n’apportent pas d’énergie.





Et maintenant la dernière étape dans l'univers des nutriments énergétiques. Contrairement aux idées reçues, rien n'est interdit, mais tout doit être consommé avec modération. Et concernant les glucides, on entend bien souvent de tout et du n’importe quoi ! Depuis quelques années les glucides lents, en particulier les pâtes, ont été remis au goût du jour, et c’est tant mieux !
Reprenez la lunette magique et n’hésitez pas à vous engloutir de saveur et de douceur pour le bienfait de vos muscles et de votre cerveau et pour le plaisir des papilles.
Allez Zoom sur les …
Glucides ou sucres
Les glucides sont composés de carbone (C) , d’hydrogène (H) et d’oxygène (O).
D’où leur autre nom : « hydrates de carbone », terme actuellement tombé en désuétude.
On distingue :
Les glucides simples (oses)
Parmi ces glucides, on trouve le glycéraldéhyde (le plus simple), des pentoses comme le ribose, l’arabinose, des hexoses (de structure de base C6H1206) comme le glucose, le fructose, le galactose, le mannose …
Les glucides doubles (diholosides)
Comme le saccharose (sucre commun) composé de glucose et de fructose, le lactose (sucre du lait) composé de glucose et de galactose et le maltose (sucre issu de la transformation de l’amidon par une amylase) composé de deux molécules de glucose.
Les glucides complexes (polyholosides)
Parmi ces glucides, on trouve l’amidon (forme de stockage du glucose chez les végétaux), la cellulose (qui forme la matière solide des végétaux) composés de grosses molécules formées par l’enchaînement linéaire ou ramifié de glucose. A noter que l’on trouve également le glycogène qui est la forme de stockage du glucose présent dans le foie et dans les muscles dans le règne animal (et donc humain).
Les glucides se combinent aux lipides pour donner des glycolipides et aux protéines pour donner des glycoprotéines.
Les acides nucléiques qui forment l’ARN et l’ADN sont composés de ribose (ou de 2-désoxyribose), d’acide phosphorique (sous forme de phosphates) et de bases aminées dites puriques ou pyrimidiques.
Le rôle est essentiellement énergétique : un gramme de glucides fournit 4 kcal ou 17 kJ.
Le glucose est le carburant de toutes les cellules du corps. Les cellules du cerveau ne peuvent utiliser que du glucose et rien d’autre. Sans lui, elles sont lésées et meurent rapidement.
La digestion et donc l’absorption (ou mécanisme de passage d’une substance dans la circulation) des polyosides et des diholosides se fait au niveau de l'iléon par des capillaires sanguins. Après quoi, le glucose est directement transporté au foie par le sang de la veine porte.
Une grande partie va être stockée sous forme de glycogène (300 g environ) dans le foie, une petite partie dans les muscles et une autre partie va être transformée en lipides dont une quantité peut être stockée par le foie et l’autre va être transportée et mise en réserve dans le tissu adipeux.
Cette transformation des glucides en lipides explique qu’un excès de glucides peut se traduire par une prise de poids et déboucher sur l’obésité. C’est le principe du foie gras chez les oies et canards.
Le glucose contenu dans la circulation sanguine s’appelle la « glycémie », c’est la quantité de glucose sanguin qui, à jeun, doit être comprise entre 0,8 et 1 g par litre de sang chez l’adulte (valeurs normales). Pour que cette glycémie soit toujours constante, le foie distribue du glucose en fonction des besoins.
Au niveau rénal, le glucose est filtré au niveau du glomérule et réabsorbé au niveau du tubule proximal, ce qui fait que l'urine normale ne contient pas de glucose. Lorsque la glycémie augmente au delà d'un seuil, dit seuil rénal du glucose, la capacité de réabsorption est saturée et l'excès passe dans l'urine, il y a glycosurie.
Le maintien d'une glycémie stable dépend de l'apport alimentaire, d'une sécrétion hépatique (voies de la néoglucogénèse et de la glycogénolyse) grâce aux hormones pancréatiques l’insuline et le glucagon.
En tant normal, durant un repas contenant des glucides, le pancréas fabrique immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et pour éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. La mise en réserve, pendant la digestion, sous forme de glycogène est favorisée par l'élévation de l'insuline. En dehors des repas, le pancréas fabrique peu d’insuline et donc le glycogène libère du glucose pour les besoins de l’organisme.
Si le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou s'il existe une difficulté d'action de l'insuline, le sucre ne peut plus entrer normalement dans les cellules et s'élève de façon anormale dans le sang. C’est ce qui se passe dans le diabète de type 1 qui nécessitera un apport en insuline par injections.
Selon leur digestibilité, les glucides remplissent des fonctions différentes
Les sucres rapides (glucides simples et glucides doubles)
Ils sont directement assimilés par l’organisme et ne demandent pas à être digérés. Ce sont les glucides simples et les glucides doubles.
Les sucres lents (glucides complexes)
Après digestion, leur dégradation produit du gaz carbonique, de l’eau et de l’énergie utilisée pour la contraction musculaire. Ce sont les glucides complexes.
Les glucides non assimilables ou fibres alimentaires
Ils ne sont pas digérés par l’organisme humain. Ces fibres, en augmentant le volume des matières digérées, favorisent le transit intestinal et évitent la constipation. Ils ont donc un rôle bénéfique sur le transit intestinal.
Ils doivent représenter pour les enfants et les adultes de 50 à 55 % de l'apport énergétique total (AET) quotidien. Les apports actuellement recommandés sont de 2/3 de glucides lents (amidon) et 1/3 de glucides rapides (oses et diholosides). Il est conseillé de ne pas dépasser 10 % de l’AET en sucre et produits sucrés (glucides simples et doubles)
Quelques sources alimentaires des glucides
Les sources de glucides simples et doubles : sucre sous toutes ses formes (blanc, roux, cassonade …), confiture, chocolat, produits de confiserie, desserts, glaces, boissons sucrées …, miel, fruits secs (figues, dattes, pruneaux, abricots, bananes …), fruits frais (pommes, pêches, poires, oranges, cerises …), légumes frais (carottes, poireaux, asperges, haricots verts, choux …).
Les sources de glucides complexes :
Les céréales et leurs dérivés
Blé : son, germe de blé, farine, pain, pâtisseries, biscuiteries, pâtes alimentaires, couscous …
Riz : riz blanc, complet, crème de riz, céréales du petit déjeuner …
Maïs : grains ou épis, maïzena, céréales du petit déjeuner (Corn flakes) …
Avoine : flocons, céréales du petit déjeuner, galettes …
Manioc : tapioca, préparations culinaires, charcuteries allégées …
Les légumes et fruits féculents
Pommes de terre, petits pois, bananes, châtaignes …
Les légumineuses
Lentilles, haricots rouges, flageolet, pois chiche, pois cassés ....
Notion d’index glycémique
Après l’absorption d’un aliment riche en glucides, la glycémie (taux du glucose dans le sang) s’élève. En même temps, de l’insuline est fabriquée par le pancréas.
Index glycémique élevé = le glucide passe vite dans le sang
index glycémique bas = le glucide passe lentement dans le sang
Ce concept remet en question la classification des glucides en « rapides » et « lents » et est fréquemment utilisé par les nutritionnistes et les diabétologues.
Les associations d’aliments interviennent dans les variations des index glycémiques : les fibres et les lipides ralentissent la digestion, donc les glucides passent moins vite dans le sang.
Selon son environnement culinaire, digestif, un même aliment peut avoir un index glycémique différent.
L’index glycémique varie avec la nature du repas et avec les traitements subis par l’aliment glucidique.
Les équivalences glucidiques : 20 g de glucides sont apportés par :
Pour les aliments d’origine végétale
40 g de pain
30 g de biscottes (3 biscottes)
5 cracottes
2 petits pains suédois
30 g de farine
25 g de céréales Corn flakes
2 madeleines rondes ou 3 longues
1 petit paquet de chips
1 croissant
100 g de pommes de terre
400 g de légumes verts crus ou cuits sauf certains légumes tels que artichaut, céleri rave, carottes, betteraves, salsifis, petits pois.
100 g de légumineuses (haricots, fèves …) cuites ou 35 g crues
100 g de fruits (pomme, poire, orange …) crus ou cuits sauf certains fruits plus sucrés tels que le raisin, les cerises …
Pour les aliments d’origine animale
400 ml de lait
600 g de fromage blanc nature
4 yaourts nature non sucré
4 petits suisses de 60 g
1 riz au lait
Autres origines
4 carrés de sucre
4 bonbons
4 marrons glacés
30 g de pâte à tartiner à la noisette
5 carrés de chocolat
1 cuillère à soupe rase de confiture ou de miel
Quelles sont les conséquences de l'excès de glucides ?
Un excès de glucides entraîne tout d’abord un déséquilibre entre les nutriments, à savoir entre les protéines, les lipides et les glucides.
Un excès de glucides est également la cause de caries dentaires.
Quand le glucose se trouve en excès dans l’organisme et qu’il n’est pas « brûlé », il rejoint alors le métabolisme des lipides et il se transforme en graisse qui est stockée dans le tissu adipeux. Cela se produit quand l’alimentation dépasse les besoins énergétiques ou quand elle est trop riche en produits sucrés (et souvent riche en graisses) et en boissons sucrées. Ce qui a pour conséquence un surpoids, une obésité avec des répercussions sur la santé qui se traduit par une augmentation des constantes biologiques telles que les triglycérides, la glycémie, le cholestérol …, de l’hypertension artérielle, des maladies cardio-vasculaires, un diabète de type 2, des problèmes articulaires avec arthrose … et au niveau psychologique, des malaises et des sensations de dépression …
Et c’est ainsi que se termine l’aventure dans l’univers des nutriments énergétiques.
A suivre ...


