Pour un équilibre alimentaire, je vous f
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Calcul de la quantité de matières grasses dans les
Posté le 30.07.2007 à 18:19

La quantité réelle de matières grasses du fromage se calcule à partir de l'extrait sec.

L'extrait sec : c'est le poids total du fromage  moins le poids de l'eau qu'il contient.





La teneur en eau de quelques fromages :

* Fromage frais type fromage blanc : 80 %

* Fromage type camembert : 55 %

* Fromage type édam : 45 %

* Fromage type emmental : 35 %.



Cela  veut dire que si un fromage blanc pèse 100 grammes, on as 80 grammes d’eau et 20 grammes de fromage.





Exemple 1

Sur un fromage blanc on lit "45 % de matières grasses" quelle est la quantité réelle de matières grasses ?



La teneur en eau du fromage blanc est de 80 %

L'extrait sec est de : 100 - 80 = 20 %





Donc la quantité de matières grasses est :  (45 x 20) / 100 = 9 g de lipides pour 100 g de fromage blanc.


           




Exemple 2

Sur un camembert on lit "45 % de matières grasses"  la quantité réelle de matières grasses est :





La teneur en eau du camembert est de 55 %

L'extrait sec est de : 100 - 55 = 45 %

Donc la quantité de matières grasses est :    (45 x 45) / 100 = 20 g de lipides pour 100 g de camembert. C'est d'ailleurs ce qui est noté actuellement sur tous les camemberts.





Une part de 30 g de camembert contient en réalité 6 g de lipides (et 60 mg de calcium).






A savoir :



Plus un fromage est dure plus il contient du calcium.

Les champions sont l'emmental avec 1 000 mg /100 g et le parmesan avec 1 200 mg / 100 g.

Mais hélas, ce sont les plus gras et donc les plus caloriques. Une part de 30 g d'emmental  apporte donc 300 mg de calcium.





Conseil :



Pour couvrir correctement les besoins en calcium, il faut :

* Prendre un produit laitier à chaque repas

* Prendre un petit déjeuner à base de lait (un bol de lait = 200 ml)

* Consommer 500 ml de lait par jour sous forme de lait ou de produits laitiers.

* Garder l'habitude de boire du lait même en grandissant.


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Les nutriments non énergétiques (3)
Posté le 04.06.2007 à 22:38

Venez et suivez-moi en silence. Nous arrivons devant le seuil d’une vitamine liposoluble qui prend son bain d’huile quotidien.





Allons faire sa connaissance !



Toc toc !






- « Voilà, voilà ! J’arrive. Qui, de si bon matin, frappe à ma porte ?


- Bonjour Monsieur, excusez-nous de venir vous déranger à cette heure si matinale mais nous souhaitons faire votre connaissance.




- J’ai entamé un long voyage dans l’infiniment petit et je vous présente un ami qui a soif de savoir. Et vous ?




- Bonjour, je m'appelle « Béta-carotène » mais on m’appelle aussi  « Provitamine A », on me confond souvent avec ma cousine « Rétinol » qui se nomme également « Vitamine A », et pourtant nos parents sont différents. Je suis présent dans les fruits et légumes colorés en jaune et orange, tandis que ma cousine se trouve dans le beurre, le jaune d'œuf, le lait, le foie, les poissons.




- Bref, je suis d’origine végétale, alors que ma cousine est d’origine animale. C’est pour vous dire qu’on ne se ressemble pas !





Nous allons vous laissez et reprendre notre chemin, au revoir Monsieur Béta-carotène et merci pour votre témoignage ! »





Allez Zoom sur …



La vitamine A et la provitamine A



Les deux formes


Cette vitamine provient de deux sources alimentaires :







  • D’origine animale : le rétinol estérifié ;






  • D’origine végétale : les provitamines A (béta-carotène).








Au niveau physico-chimique, on trouve
:


La vitamine A1 : rétinol trans ou axérophtol



La vitamine A2 : déhydrorétinol



Les provitamines ou caroténoïdes qui sont transformées en vitamine A dans l’entérocyte (cellule de l’intestin grêle) grâce à une enzyme (carotène-dioxygénase). Ce sont :





  • Le béta-carotène qui va donner 2 vitamines A




  • L’alpha-carotène qui donne 1 vitamine A




  • Le gamma-carotène qui donne 1 vitamine A.









Les béta-carotènes sont donc des précurseurs du rétinol. Ce sont des vitamines liposolubles de couleur jaune-orangée très sensibles à la lumière et à l’oxydation, insolubles dans l’eau mais solubles dans le benzène, l’éther, le chloroforme.






Dans les aliments, les vitamines A sont estérifiées car elles portent une fonction alcool. La molécule de formule brute C20H300 est un diterpène (ce qui veut dire qu’elle contient seulement des atomes d’hydrogène, de carbone et d’oxygène) : elle possède 20 atomes de carbone et porte une fonction alcool (CH2OH).




Taux sériques normaux compris entre 80 et 300 UI/ml. Liée à une protéine et éliminée principalement par voie biliaire et par voie urinaire.








  • Les unités


A cause de cette diversité de provenance, les quantités de vitamine A ne sont pas citées en grammes mais en équivalents rétinol (ER, RE) ou en Unités Internationales (UI).



1 ER = 1 µg ER (Equivalent Rétinol) est égal à 1 µg de rétinol ou 3,33 Unités Internationales ou 6 microgrammes de béta-carotène ou 12 microgrammes d’autres carotènes (provitamine A).






Pour le béta-carotène, on parle en terme d'équivalent rétinol car pour obtenir du rétinol à partir de béta-carotène, il doit y avoir une réaction chimique catalysée par une dioxygénase qui donne un rendement de 1/6 : on a donc un taux de conversion de 1/6 pour le béta-carotène, ce qui signifie qu’on obtient 1 gramme de rétinol à partir de 6 grammes de béta-carotène.









  • La physiologie







Le foie est le lieu de réserve principal de l’organisme, il stocke 50 à 80% de la vitamine A totale de l’organisme. Cette fixation dans le foie se fait grâce à une liaison avec une protéine de transport : la rétinol-binding-protein (RBP).



Grâce à des enzymes pancréatiques, elle est d’abord libérée de sa forme estérifiée dans le duodénum, puis absorbée dans l’intestin grêle grâce à la présence des sels biliaires et rejoint la circulation lymphatique dans les chylomicrons, puis passe dans la circulation sanguine avant d’arriver au foie.



La vitamine A est stockée à 90 % dans le foie et est transportée aux cellules dans les VLDL (Very Low Density Lipoproteins) (qui transportent aussi les triglycérides et le cholestérol  et qui vont se transformer en low density lipoproteins (LDL) que tout le monde connaît comme étant le « bon cholestérol »).












  • Les principaux rôles










L’absorption exige une bonne sécrétion biliaire et l’assimilation est favorisée par la présence des matières grasses. Et bien sûr, il faut une quantité suffisante de protéines pour qu’elle puisse être transportée dans le système sanguin et être fixée dans le foie.



La vitamine A joue un rôle important dans les mécanismes de la vision : Elle se combine à différentes protéines du pourpre rétinien et participe ainsi à la formation de la rhodopsine, récepteur de la lumière pour la vision à faible intensité (vision crépusculaire).





Elle intervient dans le renouvellement cellulaire de la peau et des muqueuses en stimulant la division cellulaire des tissus épithéliaux ;







  • Elle a un rôle dans la formation de la kératine ;




  • Elle intervient dans la croissance osseuse et le développement embryonnaire ;




  • Elle a un rôle important sur la résistance de l’organisme aux infections ;




  • Elle a un rôle important dans la production des hormones stéroïdes et la progestérone ;




  • Elle intervient dans toutes les cellules riches en lipides ;




  • Elle a une fonction anti-oxydante et de nombreux autres rôles dans l’organisme.














  • Les carences






La carence en vitamine A est très fréquente dans les pays en voie de développement, si elle moins fréquente dans les pays industrialisés elle n’est pas totalement absente.







Les signes principaux de carences







  • Elles concernent principalement la vision : il y a diminution de l’acuité visuelle dans la pénombre (héméralopie), puis on observe une sécheresse conjonctivale et cornéenne, puis apparition de lésions de la conjonctive de l’œil puis de la cornée (xérophtalmie) qui vont aboutir à une opacification de la cornée et à une cécité irréversible.




  • La peau et les muqueuses se dessèchent, se desquament et peuvent s'atrophier ;




  • Le  sujet contracte de nombreuses maladies ;




  •  La croissance s'arrête chez l'enfant.









Les causes principales de carences







  • Un déficit dû à des apports insuffisants, et cela concerne surtout les enfants et les personnes âgées, mais également les femmes enceintes.




  • Les malabsorptions digestives : celles-ci s’observent lorsqu’il existe une maladie de l’appareil digestif dans son ensemble que ce soit au niveau du tube digestif ou des organes de productions des enzymes de la digestion comme le pancréas ou la vésicule biliaire.














  • Les excès






Il existe un risque d'hypervitaminose A iatrogène (due aux médicaments).





Les experts du Conseil supérieur d’hygiène publique de France ont fixé des limites de sécurité pour 10 vitamines et minéraux dont la vitamine A dont la limite est de 1 100 µg ou 3300 UI.





L’hypervitaminose apparaît quand les ANC sont dépassés de 20 à 50 fois.







La vitamine A est toxique à forte dose et peut être responsable d'intoxication aiguë ou chronique.





Donc, attention aux compléments multivitaminiques qui peuvent provoquer une intoxication.



Ces effets se traduisent par une perte d’appétit, une peau irritée et sèche, pertes de cheveux, des nausées et vomissements, un épaississement des os, hypertrophie du foie (un gros foie) et de la rate.



Un excès de vitamine A pendant la grossesse, induit des malformations chez le fœtus. Par mesure de prudence, il est recommandé tout de même de ne pas dépasser 1000 ER par jour chez la femme enceinte.















  • Besoins et apports conseillés en vitamine A







Il est conseillé qu'environ 60% de l'apports soit sous forme de caroténoïdes.









Tranche d'âge et Apports conseillés (µg ER/jour)





  • Nourrissons : 350




  • Enfants 1-3 ans : 400




  • Enfants 4-6 ans : 450




  • Enfants 7-9 ans : 500




  • Enfants 10-12 ans : 550




  • Adolescents 13-15 ans : 700




  • Adolescentes 13-15 ans : 600




  • Adolescents 16-19 ans et hommes adultes : 800




  • Adolescentes 16-19 ans et femmes adultes : 600




  • Femmes enceintes (3è trimestre) :700




  • Femmes allaitantes : 950




  • Personnes âgées : 800













  • Les sources de rétinol et de béta-carotène 










Elles sont de trois types.







Les caroténoïdes utilisés comme additifs colorants (code E 100)





Afin de renforcer ou de conférer une coloration à un aliment, on ajoute des caroténoïdes sous les codes E 160 et E 161. Le code utilisé est fixé au niveau européen. Il se compose de la lettre "E" (pour Europe) suivie d'un numéro permettant d'identifier facilement la catégorie.







Sources animales (µg rétinol/100g)









  • 25000 à 20000 : Huile de foie de morue, de flétan






  • 15000 à 10000 : Foies d’animaux de boucherie (agneau, porc, veau, volaille, génisse)






  • 10 000 à 1000 : Foies de poissons






  • 800 à 700 : Beurre, thon rouge






  • 500 à 200 : Poissons 1/2 gras






  • 400 à 200 : Fromages selon la teneur en lipides du lait






  • 250  à 200 : Œuf






  • 50 : Lait









Sources végétales (provitamine (mg))






  • Béta-carotène : supérieur ou égal à 2 mg : carottes, épinard, navet, persil, cresson, mangue




  • 0,3 mg < béta-carotène < 1 mg : asperges, chou, chicorée, melon, pois, tomate, mandarine, orange, abricot, pêche, brugnon, œuf, beurre, margarine, ….




  • 0,02 mg < béta-carotène < 0,3 mg : aubergine, céleri, fraise, pamplemousse, poire, pomme, pomme de terre












Et maintenant, allons rendre visite à Madame Tocophérol !
























Les nutriments non énergétiques (1)
Posté le 04.06.2007 à 21:37

Les nutriments non énergétiques sont les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments et l’eau.









Je vais maintenant vous faire plonger dans un univers micrométrique, et pour cela, il vous faut un instrument capable de vous fondre dans l’infiniment petit : le microscope électronique à balayage. C’est un instrument qui utilise un faisceau très fin pour envoyer un flux d'électrons point par point sur une surface à étudier.






En effet, les nutriments non énergétiques comme les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments sont en très faibles quantités dans les aliments et dans l’organisme, de l’ordre du milligramme (mg) et du micromètre (µm).






Les habitants y sont nombreux mais sont agréables et c’est avec le plus grand plaisir qu’ils vous ouvriront la porte de leur humble demeure.






Allez Zoom sur ...


Les vitamines






  • Un peu d’histoire








  • Le rôle des vitamines et leur nécessité furent pressentis, en maintes occasions, il y a des siècles déjà, bien avant que des travaux scientifiques eussent permis d'identifier ces substances organiques ! Le béribéri, maladie mortelle qui se traduit par une grave atteinte du système nerveux, était déjà connu en Chine 2600 ans avant J.-C.







    Dès le XVIIIème siècle, l'Ecossais James LIND avait démontré l'utilité du jus de citron ou d'orange pour prévenir la maladie du scorbut qui faisait des ravages chez les marins.



    Un siècle après, on découvre l’importance notamment du son du riz dans l’alimentation. En 1910, le chimiste polonais Casimir FUNK étudia les causes du béri-béri et isola la vitamine B1 à partir de l’écorce du riz. Il donna en 1912 le nom de « vitamine » à cette « amine » indispensable à la vie.





    La plupart des autres vitamines furent découvertes au cours du XIXème siècle. L'Américain ELMER Mc COLLUM en 1916 donna le nom de « B hydrosoluble » à la vitamine B1 et découvrit la vitamine A en 1913 et la vitamine D en 1922. Leur synthèse artificielle suivit rapidement.


    C’est dire que finalement la découverte biochimique des vitamines n’est pas si ancienne que l’on pourrait le croire.





    Aujourd'hui, nous connaissons 13 vitamines différentes et leur seul point commun est l'incapacité de nos cellules à les fabriquer.









  • Les catégories de vitamines




  • Il existe 13 vitamines dont la structure chimique est très variable. On les classe en deux grandes familles de vitamines selon leur solubilité.







    Les vitamines liposolubles
    : Elles sont solubles dans les lipides. Ce sont les provitamines A et les vitamines A, E, D et K .



    Les vitamines hydrosolubles : Elles sont solubles dans l’eau. Ce sont les vitamines C et les vitamines du groupes B (B1, B2, PP, B5, B6, B8, B9, B12, C).






  • Les rôles biologiques




  • Le corps humain ne sait pas les synthétiser (fabriquer). Aussi, il faut les apporter régulièrement par une alimentation équilibrée.




    Les vitamines n’apportent pas d’énergie.







    D’un point de vue physiologique, la majorité des vitamines jouent un rôle de cofacteurs (ou de catalyseur des réactions biochimiques) qui régulent de très nombreuses réactions métaboliques et favorisent l’utilisation par le corps des glucides, lipides, protides et du calcium ingérés. Cependant, les fonctions de la moitié d'entre elles ne sont pas encore totalement élucidées et restent donc à être découvrir.



    Les carences vitaminiques (avitaminoses) entraînent des troubles physiologiques (retard de croissance …) et des maladies (scorbut ...).








  • Leurs faiblesses




  • Les vitamines sont sensibles et sont détruites par la chaleur (cuisson), la lumière, par l’air (oxydation), le contact avec certains métaux (cuivre …).






    Les vitamines hydrosolubles sont emportées par les eaux de lavage et de cuisson des fruits et légumes.










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    Les nutriments énergétiques (3)
    Posté le 04.06.2007 à 21:25

    Et maintenant la dernière étape dans l'univers des nutriments énergétiques. Contrairement aux idées reçues, rien n'est interdit, mais tout doit être consommé avec modération. Et concernant les glucides, on entend bien souvent de tout et du n’importe quoi ! Depuis quelques années les glucides lents, en particulier les pâtes, ont été remis au goût du jour, et c’est tant mieux !






    Reprenez la lunette magique et n’hésitez pas à vous engloutir de saveur et de douceur pour le bienfait de vos muscles et de votre cerveau et pour le plaisir des papilles.





    Allez Zoom sur les …



    Glucides ou sucres







    • Les constituants des glucides




    Les glucides sont composés de carbone (C) , d’hydrogène (H) et d’oxygène (O).

    D’où leur autre nom : « hydrates de carbone », terme actuellement tombé en désuétude.



    On distingue :



    Les glucides simples (oses)

    Parmi ces glucides, on trouve le glycéraldéhyde (le plus simple), des pentoses comme le ribose, l’arabinose, des hexoses (de structure de base C6H1206) comme le glucose, le fructose, le galactose, le mannose …



    Les glucides doubles (diholosides)

    Comme le saccharose (sucre commun) composé de glucose et de fructose, le lactose (sucre du lait) composé de glucose et de galactose et le maltose (sucre issu de la transformation de l’amidon par une amylase) composé de deux molécules de glucose.



    Les glucides complexes (polyholosides)

    Parmi ces glucides, on trouve l’amidon (forme de stockage du glucose chez les végétaux), la cellulose (qui forme la matière solide des végétaux) composés de grosses molécules formées par l’enchaînement linéaire ou ramifié de glucose. A noter que l’on trouve également le glycogène qui est la forme de stockage du glucose présent dans le foie et dans les muscles dans le règne animal (et donc humain).



    Les glucides se combinent aux lipides pour donner des glycolipides et aux protéines pour donner des glycoprotéines.



    Les acides nucléiques qui forment l’ARN et l’ADN sont composés de ribose (ou de 2-désoxyribose), d’acide phosphorique (sous forme de phosphates) et de bases aminées dites puriques ou pyrimidiques.






    • Rôle nutritionnel des glucides



    Le rôle est essentiellement énergétique : un gramme de glucides fournit 4 kcal ou 17 kJ.

    Le glucose est le carburant de toutes les cellules du corps. Les cellules du cerveau ne peuvent utiliser que du glucose et rien d’autre. Sans lui, elles sont lésées et meurent rapidement.



    La digestion et donc l’absorption (ou mécanisme de passage d’une substance dans la circulation) des polyosides et des diholosides se fait au niveau de l'iléon par des capillaires sanguins. Après quoi, le glucose est directement transporté au foie par le sang de la veine porte.



    Une grande partie va être stockée sous forme de glycogène (300 g environ) dans le foie, une petite partie dans les muscles et une autre partie va être transformée en lipides dont une quantité peut être stockée par le foie et l’autre va être transportée et mise en réserve dans le tissu adipeux.



    Cette transformation des glucides en lipides explique qu’un excès de glucides peut se traduire par une prise de poids et déboucher sur l’obésité. C’est le principe du foie gras chez les oies et canards.



    Le glucose contenu dans la circulation sanguine s’appelle la « glycémie », c’est la quantité de glucose sanguin qui, à jeun, doit être comprise entre 0,8 et 1 g par litre de sang chez l’adulte (valeurs normales). Pour que cette glycémie soit toujours constante, le foie distribue du glucose en fonction des besoins.



    Au niveau rénal, le glucose est filtré au niveau du glomérule et réabsorbé au niveau du tubule proximal, ce qui fait que l'urine normale ne contient pas de glucose. Lorsque la glycémie augmente au delà d'un seuil, dit seuil rénal du glucose, la capacité de réabsorption est saturée et l'excès passe dans l'urine, il y a glycosurie.



    Le maintien d'une glycémie stable dépend de l'apport alimentaire, d'une sécrétion hépatique (voies de la néoglucogénèse et de la glycogénolyse) grâce aux hormones pancréatiques l’insuline et le glucagon.



    En tant normal, durant un repas contenant des glucides, le pancréas fabrique immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et pour éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. La mise en réserve, pendant la digestion, sous forme de glycogène est favorisée par l'élévation de l'insuline. En dehors des repas, le pancréas fabrique peu d’insuline et donc le glycogène libère du glucose pour les besoins de l’organisme.



    Si le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou s'il existe une difficulté d'action de l'insuline, le sucre ne peut plus entrer normalement dans les cellules et s'élève de façon anormale dans le sang. C’est ce qui se passe dans le diabète de type 1 qui nécessitera un apport en insuline par injections.




    Selon leur digestibilité, les glucides remplissent des fonctions différentes





    • Les glucides assimilables


    Les sucres rapides (glucides simples et glucides doubles)

    Ils sont directement assimilés par l’organisme et ne demandent pas à être digérés. Ce sont les glucides simples et les glucides doubles.



    Les sucres lents (glucides complexes)

    Après digestion, leur dégradation produit du gaz carbonique, de l’eau et de l’énergie utilisée pour la contraction musculaire. Ce sont les glucides complexes.



    Les glucides non assimilables ou fibres alimentaires

    Ils ne sont pas digérés par l’organisme humain. Ces fibres, en augmentant le volume des matières digérées, favorisent le transit intestinal et évitent la constipation. Ils ont donc un rôle bénéfique sur le transit intestinal.






    • Besoins et apports en glucides




    Ils doivent représenter pour les enfants et les adultes de 50 à 55 % de l'apport énergétique total (AET) quotidien. Les apports actuellement recommandés sont de 2/3 de glucides lents (amidon) et 1/3 de glucides rapides (oses et diholosides). Il est conseillé de ne pas dépasser 10 % de l’AET en sucre et produits sucrés (glucides simples et doubles)









    • Quelques sources alimentaires des glucides





    Les sources de glucides simples et doubles : sucre sous toutes ses formes (blanc, roux, cassonade …), confiture, chocolat, produits de confiserie, desserts, glaces, boissons sucrées …, miel, fruits secs (figues, dattes, pruneaux, abricots, bananes …), fruits frais (pommes, pêches, poires, oranges, cerises …), légumes frais (carottes, poireaux, asperges, haricots verts, choux …).



    Les sources de glucides complexes :

    Les céréales et leurs dérivés

    Blé : son, germe de blé, farine, pain, pâtisseries, biscuiteries, pâtes alimentaires, couscous …

    Riz : riz blanc, complet, crème de riz, céréales du petit déjeuner …

    Maïs : grains ou épis, maïzena, céréales du petit déjeuner (Corn flakes) …

    Avoine : flocons, céréales du petit déjeuner, galettes …

    Manioc : tapioca, préparations culinaires, charcuteries allégées …



    Les légumes et fruits féculents

    Pommes de terre, petits pois, bananes, châtaignes …



    Les légumineuses

    Lentilles, haricots rouges, flageolet, pois chiche, pois cassés ....







    • Notion d’index glycémique





    Après l’absorption d’un aliment riche en glucides, la glycémie (taux du glucose dans le sang) s’élève. En même temps, de l’insuline est fabriquée par le pancréas.





    Index glycémique élevé = le glucide passe vite dans le sang


    index glycémique bas = le glucide passe lentement dans le sang





    Ce concept remet en question la classification des glucides en « rapides » et « lents » et est fréquemment utilisé par les nutritionnistes et les diabétologues.



    Les associations d’aliments interviennent dans les variations des index glycémiques : les fibres et les lipides ralentissent la digestion, donc les glucides passent moins vite dans le sang.

    Selon son environnement culinaire, digestif, un même aliment peut avoir un index glycémique différent.



    L’index glycémique varie avec la nature du repas et avec les traitements subis par l’aliment glucidique.







    • Les équivalences glucidiques : 20 g de glucides sont apportés par :







    Pour les aliments d’origine végétale

    40 g de pain

    30 g de biscottes (3 biscottes)

    5 cracottes

    2 petits pains suédois

    30 g de farine

    25 g de céréales Corn flakes

    2 madeleines rondes ou 3 longues

    1 petit paquet de chips

    1 croissant

    100 g de pommes de terre

    400 g de légumes verts crus ou cuits sauf certains légumes tels que artichaut, céleri rave, carottes, betteraves, salsifis, petits pois.

    100 g de légumineuses (haricots, fèves …) cuites ou 35 g crues

    100 g de fruits (pomme, poire, orange …) crus ou cuits sauf certains fruits plus sucrés tels que le raisin, les cerises …



    Pour les aliments d’origine animale

    400 ml de lait

    600 g de fromage blanc nature

    4 yaourts nature non sucré

    4 petits suisses de 60 g

    1 riz au lait



    Autres origines

    4 carrés de sucre

    4 bonbons

    4 marrons glacés

    30 g de pâte à tartiner à la noisette

    5 carrés de chocolat

    1 cuillère à soupe rase de confiture ou de miel







    • Quelles sont les conséquences de l'excès de glucides ?





    Un excès de glucides entraîne tout d’abord un déséquilibre entre les nutriments, à savoir entre les protéines, les lipides et les glucides.



    Un excès de glucides est également la cause de caries dentaires.



    Quand le glucose se trouve en excès dans l’organisme et qu’il n’est pas « brûlé », il rejoint alors le métabolisme des lipides et il se transforme en graisse qui est stockée dans le tissu adipeux. Cela se produit quand l’alimentation dépasse les besoins énergétiques ou quand elle est trop riche en produits sucrés (et souvent riche en graisses) et en boissons sucrées. Ce qui a pour conséquence un surpoids, une obésité avec des répercussions sur la santé qui se traduit par une augmentation des constantes biologiques telles que les triglycérides, la glycémie, le cholestérol …, de l’hypertension artérielle, des maladies cardio-vasculaires, un diabète de type 2, des problèmes articulaires avec arthrose … et au niveau psychologique, des malaises et des sensations de dépression …







    Et c’est ainsi que se termine l’aventure dans l’univers des nutriments énergétiques.



    A suivre ...








    Les nutriments énergétiques (2)
    Posté le 04.06.2007 à 21:20

    Vous êtes toujours là ?




    Très bien !



    Reprenez ma lunette magique. Vous allez maintenant franchir le seuil d’un univers bannis par certains mais qui possède un rôle fondamental dans l’organisme. N’ayez crainte, vous allez sortir indemne de cette aventure.



    Allez Zoom sur …


    Les lipides ou graisses





    Les lipides alimentaires sont constitués d’éléments appelés triglycérides.





    • Les constituants des lipides





    Les lipides sont constitués de carbone (C), d’hydrogène (H) et d’oxygène (O) et parfois d’azote et de phosphore.



    Ils sont insolubles dans l’eau.



    Les lipides les plus simples obtenus après digestion sont les acides gras.



    Ces acides gras sont eux-mêmes composés de 6 à 22 atomes de carbone et forment une chaîne plus ou moins longue. Ces atomes de carbone sont liés entre eux par quatre ponts chimiques que l’on appelle des liaisons et sur lesquelles sont fixés des atomes d’hydrogène. Si deux de ces ponts sont parallèles et libres, on parle alors de double liaison.



    Ces acides gras se classent en trois catégories :





    • Les acides gras saturés : Les atomes de carbone sont liés ensemble par de simples liaisons.





    Ils sont tous fabriqués par l’organisme. Il n’est pas toujours nécessaire de les apporter par l’alimentation



    Exemple : acide butyrique que l’on trouve dans le beurre.





    • Les acides gras mono-insaturés : Les atomes de carbone sont liés ensemble par des simples liaisons et une double liaison.





    Exemple : l’acide oléique que l’on trouve dans l’huile d’olive.





    • Les acides gras poly-insaturés : Les atomes de carbone sont liés ensemble par des simples liaisons et par des doubles liaisons.





    Ces acides gras sont indispensables et doivent être obligatoirement apportés par l’alimentation.



    Exemples : acide linoléique (oméga 6) et acide alpha linolénique (oméga 3).







    Selon le nombre d’atomes de carbone, on parle aussi :





    • D’acides gras à chaîne courte







    Ils ont entre 2 et 10 atomes de carbone. Ceux-ci servent directement de carburant énergétique pour le muscle cardiaque en permanence et pour tous les muscles lors d’efforts physiques d’une intensité moyenne et d’une longue durée.





    • D’acides gras à chaîne moyenne





    Ils ont entre 6 et 12 atomes de carbone et parmi lesquels se trouve l’acide laurique qui est un acide gras saturé présent dans le beurre et dans les huiles de coco et de palme. Ces acides gras, tout comme les acides gras à chaîne courte, sont absorbés même en l'absence de sels biliaires. Aussi, comme ils sont faciles à digérer, on conseille les triglycérides à chaîne moyenne chez les personnes souffrant de troubles biliaires ou de malabsorption.





    • D’acides gras à chaîne longue





    Ils ont 18 ou 22 atomes de carbones et sont nécessaires à la constitution des membranes des cellules. La majeure partie des cellules du cerveau et du système nerveux est constituée d’acides gras essentiels ou acides gras polyinsaturés qui sont des acides gras à chaîne longue.







    Les lipides complexes





    • Ceux qui sont formés de molécules d’alcool et d’acides gras. Ce sont les triglycérides qui sont composés d’une molécule de glycérol sur laquelle sont accrochés trois acides gras.






    • Ceux qui sont liés aux glucides (les glycolipides) et ceux qui sont liés au phosphore (phospholipides).









    Le cholestérol



    Le cholestérol est un stérol, c’est-à-dire un alcool qui dérive du noyau stéroide, produit de la condensation de 4 cycles dont l'hydroxyle est une fonction alcool secondaire qui se situe toujours à la même position.



    Il est uniquement présent dans les aliments d’origine animale (viandes, beurre, œufs, etc.). Les huiles végétales ne contiennent pas de cholestérol. Une partie est fournie par l’alimentation, le reste est fabriqué par le foie.









    • Fonctionnement des acides gras





    Au cours de la digestion, les graisses alimentaires sont fractionnées et les acides gras qui les constituent se libèrent. En sortant de l’intestin grêle, ils sont transportés par la lymphe qui est une voie de dérivation avant de rejoindre la circulation sanguine.



    Mais comme les graisses ne sont pas solubles dans l’eau, elles doivent s’accrocher à un véhicule qui les transporte.



    De ce fait, dans le sang, les lipides circulent associés à des protéines.. Ces voitures s’appellent des lipoprotéines qui elles sont solubles. Elles convoient les phospholipides, les différents acides gras et le cholestérol qui vient de l’alimentation et celui fabriqué par l’organisme.







    Les lipoprotéines suivent des circuits différents :





    • Les VLDL (very low density lipoprotéin) sont chargées d’acides gras qu’elles distribuent partout, dans toutes les cellules. Au fur et à mesure où elles se déchargent de ces acides gras, elles se chargent de cholestérol.






    • Elles deviennent alors des LDL (low density lipoprotein) dont le rôle est de fournir le cholestérol nécessaire aux cellules qui en ont besoin.




    Les LDL ont été baptisées « mauvais cholestérol » car elles le conduisent dans les cellules. Lorsqu’elles sont excès dans l’organisme, le risque de maladie cardio-vasculaire augmente.









    • Les HDL (high density lipoprotein) véhiculent le cholestérol en excès et l’évacuent dans le foie où il est dégradé en acides biliaires, constituants de la bile. Celle-ci est stockée dans la vésicule biliaire puis éliminée au cours de la digestion.





    Les HDL ont été baptisées « bon cholestérol » car elles jouent le rôle de nettoyage en éliminant le cholestérol en excès et diminuent ce risque.









    • Rôle nutritionnel des lipides







    Ils représentent une source d’énergie importante : un gramme de lipides fournit 9 kcal ou 38 kJ.



    L’accumulation des graisses dans le tissu adipeux est une réserve d’énergie.



    Ils transportent tous les éléments liposolubles dont les vitamines liposolubles A, E, D et K.







    Le cholestérol est le composant fondamental des membranes cellulaires : Une partie importante du cholestérol est en effet utilisée pour la constitution de la couche lipidique des membranes plasmiques. Il a donc un rôle dans la fluidité des membranes.



    Il est le précurseur des hormones stéroïdes et est entre autres utilisé par notre organisme pour la fabrication de substances comme la vitamine D. C'est également le constituant essentiel de la bile.









    • Besoins et apports en lipides





    Ils doivent représenter pour les enfants et les adultes de 30 à 35 % de l'apport énergétique total (AET) quotidien. les apports actuellement recommandés en acides gras sont :



    Acides gras saturés : 25 % (8 % de l’AET)



    Acides gras mono-insaturés : 60 % (20 % de l’AET)



    Acides gras poly-insaturés : 15 % (5 % de l’AET)



    dont oméga-6 de 3 à 4 % de l’AET et oméga-3 de 0,8 % de l’AET.







    Il est conseillé de faire un choix parmi les lipides en privilégiant les aliments d’origine végétale et les poissons gras riches en acides gras mono et poly-insaturés.









    • Quelques sources alimentaires des acides gras





    Les sources d’origine animale



    En acides gras saturés : Viandes, poissons, beurre, jaune d’œuf, charcuteries, graisses animales (saindoux), lait entier …



    En acides gras poly-insaturés (oméga-3 et oméga-6) : Poissons gras







    Les sources d’origine végétale



    En acides gras saturés : Coprah (végétaline)



    En acides gras mono-insaturés : Huile d’olive, de colza, d’arachide



    En acides gras poly-insaturés : Huile de tournesol, de maïs, soja, pépin de raisin, noix, fruits et graines oléagineux









    • Graisses liquides ou solides





    La consistance des corps gras dépend de la nature des acides gras qui les composent.



    Les huiles sont riches en acides gras poly-insaturés sont liquides à la température de 20 °C.



    Les graisses d’origine animale (saindoux, beurre) sont solides à la même température.









    • Les équivalences





    Les équivalences alimentaires permettent de varier les menus en remplaçant un aliment par un autre de la même catégorie tout en ayant le même apport en nutriment.



    Les équivalences lipidiques : 10 g de protéines sont apportés par :



    Pour les aliments d’origine animale



    15 gr de beurre



    30 gr de beurre allégé



    30 gr de crème fraîche



    60 gr de crème fraîche à 15%







    Pour les aliments d’origine végétale



    10 gr d’huile (une cuillère à soupe)



    15 g de margarine végétale









    • Quelles sont les conséquences de l'excès de lipides ?







    La prise de poids



    Car les lipides se stockent, quelle que soit la nature de leurs acides gras, qu’ils soient saturés ou insaturés.







    Les maladies cardio-vasculaires



    Quand la consommation de graisses riches en acides gras saturés et en cholestérol est trop importante, elles peuvent apparaître soit chez des jeunes personnes lorsqu’il existe une anomalie génétique du cholestérol ou des triglycérides ou des lipoprotéines, soit à l’âge adulte quand l’alimentation trop riche en graisses est associée à d’autres facteurs de risques comme le tabagisme, la sédentarité, l’hypertension, l’obésité.





    Cependant, n’ayez plus peur des graisses et n ‘hésitez pas à consommer différentes huiles dont des huiles riches en acides gras polyinsaturés. Notez toutefois que l’huile d’olive qui jouit d’une image particulièrement positive, contient autant que lipides que les autres huiles, à savoir 100 % de lipides, soit 90 kcal pour une cuillère à soupe de 10 ml.







    A bientôt pour de nouvelles aventures !




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