Le « coup de blues » ou « coup de cafard » est un épisode de tristesse passagère qui dure un temps plus ou moins long et qui disparaît plus ou moins rapidement. Ces termes expriment un mal de vivre, une difficulté momentanée, une contrariété, une angoisse, un stress …
Le « coup de blues » n’est donc pas une maladie comme la dépression qui ne se soigne que par traitement médical (antidépresseurs) et par suivi psychologique.
Différents facteurs peuvent être à l’origine de cet état et favoriser une prise de poids. Le décès d’un être cher, par exemple, peut être le déclenchement d’une prise alimentaire excessive et peut conduire l’individu dans un engrenage sans fin. Cet émotion trop forte va entraîner une réaction d’autodéfense. « J’ai toujours été aimé et protégé et j’ai le sentiment d’avoir à combler un vide, je me remplis donc » expliquerait-on devant des compulsions alimentaires qui poussent au grignotage et qui se traduisent par une hyperphagie.
L’alimentation est un besoin vital, mais elle a également un rôle dans l’équilibre émotionnel et dans l’identification sociale. Manger, c’est se nourrir de bien d’autres choses que de nutriments. On ne mange pas seulement parce qu’on a faim, mais parce que c’est l’heure de se mettre à table, parce qu’on est invité à le faire, et parce que finalement on y retire du plaisir.
Au-delà de cette notion, manger procure un réconfort, c’est la raison pour laquelle certaines personnes utilisent ce moyen pour soulager angoisse, tristesse, colère, ennuis …
Pour quelle raison un aliment fera-t-il l’objet de grignotages plutôt que tel autre ?
La plupart du temps, ces aliments sont associés à des souvenirs qui nous sont chers ou à des récompenses données dans l’enfance, par exemple sous forme de gâteries (bonbons, gâteaux …) et la consommation intervient alors dans un contexte de réconfort psychologique.
S’il est vrai que certains aliments reviennent fréquemment comme déclencheurs, ces derniers varient fortement selon les individus. Mais ce sont les femmes qui sont fréquemment touchées en raison de stimulations hormonales qui les poussent à s’abattre sur le chocolat et les sucreries.
Cependant, on peut constater que la plupart des aliments de grignotage, qu’ils soient sucrés ou salés, contiennent à peu près la même quantité de graisses. Ces aliments correspondent à ce qu’on pourrait appeler « de la nourriture de réconfort ».
Les aliments de réconfort n’ont de ce fait pas réellement de rapport avec la faim car souvent les gens mangent par habitude. La prise alimentaire est provoquée par un état émotionnel ou par des facteurs externes comme la vue et l’odeur de la nourriture.
L’accumulation de ces grignotages incontrôlés se solde la plupart du temps par une prise de poids importante. Cette sensation de lourdeur devient désagréable et lorsque le corps se fait haïr, la seule issue possible est la prise en main par un thérapeute pour le travail psychologique et par un diététicien pour la prise en charge de la perte de poids.
Il convient d’identifier les déclencheurs alimentaires, de trouver une solution à cet état de fait.
Et si l’on cherche à maigrir, ne pas avoir peur de revoir ses habitudes alimentaires et d’apprendre à trouver du plaisir dans la consommation de ce qui peut être aussi bon pour l’organisme.
Eviter de laisser se développer un état de faim excessif en ayant sous la main des produits frais et peu calorique. Faire le ménage dans le réfrigérateur et dans les placards et se réapprovisionner en fruits et légumes frais, en produits laitiers, en pain, en féculents … en apprenant à manger avec plaisir des denrées saines et appétissantes en limitant les produits riches en graisses, en sel et sucre cachés.
Consommer régulièrement en petites quantités les aliments caloriques qui font plaisir ou des versions allégées en sucre et en corps gras afin d’éviter la privation surtout lorsque l’individu entreprend une démarche de perte de poids.